2017 – L’Espace des Luthiers

Cinq luthiers ont répondu à notre invitation et seront présents sur le Maine Uke Festiv’Halles 3. Leur espace se trouvera en contrebas des halles.

 

François Monnier


« Guitariste depuis l’adolescence, je m’étais essayé à la lutherie « sauvage ». Petit à petit devenu xylophage, j’intègre la section lutherie guitare au Newark and Sherwood College (Angleterre) en 2003. Outre le travail du bois et la recherche esthétique et sonore, mon métier me passionne également pour ses diverses ramifications : la fabrication et l’usage des outils, leur affûtage, l’élaboration des vernis…. Je n’utilise que des bois massifs que je travaille à la main. Je réalise aujourd’hui des guitares acoustiques au sens large, de la classique à la folk en passant par les guitares slides et manouches et les ukulélés. »

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Bruno Torres

Amoureux des essences de bois locales pour leur beauté et leur timbre, Bruno Torrès recherche des pièces exceptionnelles afin de réaliser ses instruments avec un souci constant de qualité tant sur le plan esthétique qu’acoustique. Il fabrique des banjos qu’il décline sous toutes ses formes : banjos 5 cordes Appalachien, Old-time ou Bluegrass, banjos 4 cordes Open-back, avec résonateur ou Plectrum, banjos guitare, banjolélés, bouzoukis et mandoles, mandolines. Ses réalisations reflètent la passion pour son métier alliant le bois et la musique.

Son atelier est installé entre Limoges, Poitiers et Angoulême. Bruno Torrès vous y accueillera avec plaisir…

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Florian Château

« C’est la passion pour la musique qui m’a amené à la lutherie. Je connaissais la guitare comme tout le monde, mais c’est au lycée que j’ai vraiment découvert l’instrument grâce à un ami qui en jouait. Nous avons monté un petit groupe et quelque temp plus tard, c’est en lisant un magazine que je suis tombé sur un article consacré à la lutherie.

Il était expliqué comment fabriquer une guitare mais sans vraiment rentrer dans les détails. Désireux d’en savoir plus, j’ai commencé à me renseigner sur internet, puis dans des livres spécialisés pour en connaître le fonctionnement, quels bois employer, quels outils utiliser, puis je me suis lancé.

J’ai donc fabriqué ma première guitare électrique puis à la suite de celle-ci, j’ai voulu en construire une deuxième, puis une troisième, etc… et c’est de là qu’est née ma passion pour la lutherie : le travail des différentes essences de bois, l’acoustique du bois, le maniement des outils, le vernissage

J’ai appris en autodidacte pendant plusieurs années et en 2013 j’ai eu la chance de partir travailler chez Benoît de Bretagne, Luthier professionnel installé dans le Pas de calais. J’ai pu approfondir mes connaissances en travaillant sur beaucoup d’instruments différents (guitares électriques, basses, folks, classiques, jazz, ukulélé, banjo…)

De retour en Bretagne d’où je suis originaire, j’ouvre mon atelier début 2015 dans un petit village situé entre Dinan et saint-Malo. »

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Jeff Kerleo

« A 16 ans, j’ai voulu une guitare parce qu’un de mes copains de classe en avait une, sauf que mes parents n’en voyaient pas l’utilité… Bon ben, je vais me débrouiller, je vais me la fabriquer ! Au niveau études, il était hors de question pour mon père de m’orienter vers un métier d’art. C’est ainsi que je me suis retrouvé à 19 ans avec une batterie de CAP, BEP de tous poils.

En 1982, grâce à un ami installé comme artisan tourneur fraiseur, je me suis fabriqué quelques machines à bois, rabot-dégau, toupie, scie à ruban… je me lance dans l’ébénisterie, en amateur. Je fabrique mes meubles pendant mes loisirs. Puis une ou deux guitares pour moi. D’autres guitares viendront petit à petit, pour des amis, des parents. J’ai copié les principales guitares électriques incontournables, Les Paul, Gibson SG, Fender Telecaster et Strato, Gibson L5… J’ai créé quelques modèles perso, mais un peu trop « osés » pour l’époque… Puis, en 2003 j’ai rencontré Matéo, très branché manouche. Sachant que je fabriquais des guitares en amateur, il me propose de lui faire une manouche type Selmer. Il avait acheté les plans (la petite et la grande bouche) chez François Charle. J’ai commandé les bois et en juin 2003 je sors mes deux premières manouches.

En 2004, je dessine et fabrique mon prototype qui deviendra le modèle Osé. L’envie de me lancer me titillait de plus en plus, en 2009, je prends une année sabbatique, et en mai, je me déclare sous le statut d’auto-entrepreneur et consacre alors tout mon temps à la lutherie. »

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Dominique Chevalier

À l’âge de 18 ans, Dominique Chevalier construit sa première guitare en compagnie d’un cousin et d’un copain de fac. Nous sommes à la fin des années 60, en plein renouveau des musiques traditionnelles, dites “Folk” outre atlantique.

D’abord musicien, il enseigne la guitare dans des écoles de musique. Pendant vingt ans il travaille comme accordeur réparateur dans un magasin de piano. Cette double expérience lui confère une réelle compréhension de la quête et des attentes des artistes et interprètes, avec qui il peut ainsi nouer un dialogue fructueux.

En parallèle, il poursuit sa formation dans la fabrication de guitares, de dulcimers et d’épinettes des Vosges.

Plus attiré par le soleil que par les pluies de sa Normandie natale, il trouve une place en Lozère chez Denis Siorat, facteur de vielle à roue. Pendant 3 ans, il s’initie à la fabrication, à la réparation et aux mystères que recèle cet instrument.

C’est en 1998 qu’il s’installe dans le Gard. Il ouvre son atelier dans le village de Caveirac où il élabore des guitares classiques et flamenca, des guitares folks, des ukulélés et autres cordophones.

Les premiers ukulélés vendus en 1999 par une boutique Parisienne, vont faire sa réputation dans le milieu des « ukulélistes », par l’excellence de leur facture et de leur sonorité.

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